Les victimes de la religion catholique


Les croisades : la première croisade appelée par le pape Urbain II, le 27 novembre 1095, causera la mort de plus d'un million de personnes, dans des conditions terrifiantes. Urbain fut béatifié le 14/07/1881. Sept autres croisades suivirent. On estime les victimes à  22 millions  en tout.

La psychose des sorcières dont était atteinte l’Église et qui a perduré jusqu'au XIXe siècle a fait entre 40.000 et 80.000 victimes.

Les estimations concernant le nombre des victimes de l'inquisition vont jusqu'à 9 millions. Ce nombre énorme comprend les victimes des guerres de religion.

La conquête de l'Amérique, avant tout par des catholiques, a en 150 ans coûté la vie à environ 100 millions de personnes. Leonardo Boff, théologien catholique, dit de la conquête de l'Amérique qu'elle a été le plus grand génocide de tous les temps.

Le commerce des esclaves dont ont été victimes 13 millions d'Africains jusqu'au XIX e siècle, était approuvé par l'église catholique romaine (voir détails ci-dessous) qui le pratiquait elle-même. Le Vatican a été l'un des derniers états européens à abolir l'esclavage, en 1938.

L’Église catholique et la traite des esclaves

Vers la fin du XIV e siècle, les navigateurs européens commençaient à être présents sur les côtes africaines. En revenant de la Guinée Cap Vert l’un d’eux( du nom de Nuno Tristao) ramena les 10 premiers esclaves victimes d’une razzia sur le Rio Ouro et les offrit au pape Eugène IV qui devint ainsi le premier propriétaire d’esclaves africains de l’époque en 1441. C’était le début des bonnes relations entre l’église et les conquistadors.

Quelques années plus tard, le pape Nicolas V autorisera le roi du Portugal à conquérir les terres…et à pratiquer le « juste commerce » des païens Noirs en 1454. »

Avec le premier contrat accordé par le roi d’Espagne autorisant le commerce négrier en 1528, l’accord politique et religieux au sommet était scellé pour régler le sort des Noirs africains qu’on allait razzier en troupeau. L’autorisation officielle pour les conquérants français s’était faite plus tôt et aucune conscience ne s’en embarrassait

L’Église catholique n’a pas seulement soutenu la traite des esclaves, elle l’a justifiée par de nombreuses théories aussi fumeuses les unes que les autres par la voix de ses illustres dignitaires. Elle en a même profité.

C’est ainsi que l’on pouvait apprendre du théologien espagnol François de VITTORIA qui disait vers 1532 ce qui suit : « La providence ayant créé l’Univers pour tous les hommes, nul ne peut faire obstacle à ce que tous les hommes aient libre accès aux richesses de ce monde » ; de même l’Évangile ordonnant : « allez, enseignez toutes les nations », nul ne peut légitimement faire obstacle à la prédication religieuse….Si donc les barbares (les Indiens d’Amérique, mais par extension à tous les peuples coloniaux) font obstacle par la force au désir des étrangers de prendre leur part aux biens du pays, ceux-ci auront le droit de riposter par la force et de garantir leur sécurité en occupant le pays et en soumettant les populations ».

Citation repris par Joseph FOLLIET dans « Le Droit de colonisation. » Paris, Blond et Gay 1930.

Le révérend Père MULLER, lui proclame ce qui suit : « L’ Humanité ne doit pas, ne peut pas souffrir que l’incapacité, l’incurie, la paresse des peuples sauvages laissent indéfiniment sans emploi les richesses que Dieu leur a confiées avec la mission de les faire servir au bien de tous. S’il se trouve des territoires mal gérés par leurs propriétaires, c’est le droit des sociétés lésées par cette défectueuse administration de prendre la place de ces régisseurs incapables et d’exploiter au profit de tous, les biens dont ils ne savent pas tirer partie ». Cité par joseph Folliet.

Dans son livre « L’Afrique Noire- L’ère coloniale 1900-945 » Jean Suret- Canale, Professeur d’histoire géographie écrit : « l’idée d’une malédiction divine particulièrement sur la race noire, et justifiant ainsi l’esclavage des Noirs, sera fréquemment exprimée du XVI e au XVIII e siècle chez les auteurs catholiques. »

Encore au XIX e siècle, cette idée reste présente dans la pensée du Père LIBERMANN, fondateur de la congrégation du Cœur Immaculé de Marie (bientôt fusionnée avec celle du Saint-Esprit).  Selon ce père, « L’aveuglement et l’esprit de Satan sont trop enracinés dans ce peuple, et la malédiction de son père repose encore sur lui ; il faut qu’il soit racheté par des douleurs unies à celles de Jésus, capables d’expier ses péchés abrutissantsafin de le laver de la malédiction de Dieu ». Citation tirée par Georges GOYAU de « La France missionnaire dans les cinq parties du monde. » Paris Plon, 1948, Tome II à la page 177.

En bref, ce ne sont pas les méfaits de la traite et de la colonisation qui sont à la base des misères des peuples noirs, mais un péché originel qui pèse sur « la race ».

La part de responsabilité de l’Église catholique dans la traite des esclaves est avérée, puisque les missionnaires impliqués dans ce trafic recevaient leur ordre de mission du Vatican. L’organe chargé de gérer  les missions et les missionnaires étant la « Sacrée Congregation de Propaganda Fide » (pour la propagande de la foi) créée en 1622 par le pape Grégoire XV

Et dans les îles, à la Martinique par exemple, « Le clergé est lui aussi propriétaire d’esclaves en grand nombre, 900 chez les Jésuites, 500 chez les Dominicains. Nul ne s’en étonne. » Cf. les cahiers du patrimoine : Esclavages, Tome III à la page 84.Du conseil Régional de Martinique.

Heureusement pour les esclaves, tous les religieux n’obéissaient pas complètement à leur maîtres du Vatican, et que plus tard bon nombre d’entre eux avaient reconnu leur faute.

Mais le mal était fait car Louis SALA-MOLINS en citant PEYTRAUD  page 438 écrivait que le Code Noir, est « l’œuvre de Colbert, inspiré à la fois de la Bible et du droit romain, du christianisme et du droit canonique. »

Tout s’était passé à l’époque comme si les Indiens, les Amérindiens et les Africains rencontrés dans leur propre espace de vie n’avaient ni biologie, ni culture ni âme.

En échos aux révoltes des esclaves eux-mêmes, de plus en plus de voix commençaient à s’élever contre cette manière de maltraiter une partie de l’humanité. Les abolitionnistes constitués par des citoyens regroupés en organisations, des politiques, des philosophes et surtout des parlementaires réclamaient la fin du système lucratif mais dégradant et inhumain que constituait la traite.

 

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